Ils facilitent le quotidien de tout un chacun, et à en croire les plus récentes études, le marché des objets connectés est en pleine croissance avec, à la clé, la manière dont les gens s’habillent, communiquent, interagissent, veillent à leur santé et se divertissent. La technologie embarquée englobe non seulement les objets intelligents comme des montres, des bracelets ou des lunettes, mais également des textiles équipés de capteurs permettant de suivre l’évolution de nos paramètres vitaux.

La recherche se préoccupe depuis plusieurs années de la connectivité des objets que l’on porte afin d’améliorer notre quotidien. La Commission Européenne a financé de nombreuses initiatives, dont le projet phare MyHeart, dans lequel des organisations suisses (CSEM, ETHZ et Medgate) ont joué un rôle clé. Bien que les projections divergent quant au nombre d’unités vendues, au chiffre d’affaires potentiel ou à la vitesse de croissance, 2013 semble être l’année où les appareils connectés et les systèmes électroniques portés sur le corps – et donnant accès à divers services – entreront dans la majorité des foyers. Le marché est porté par les secteurs de la santé, du bien-être et du divertissement. Il est investi à la fois par des start-up comme Sensecore pour des niches à fort potentiel de développement et par de très grandes marques comme Nike, Apple et Samsung.

Côté santé et dans un souci constant de sécurité, de bien-être et de maîtrise des coûts, une majorité grandissante d’utilisateurs souhaite collecter ses données physiologiques au jour le jour et les interpréter via son téléphone portable avec ou sans l’assistance du médecin attitré. De nos jours, le recours aux nouvelles technologies du numérique offre aux personnes en situation de handicap (malvoyants, malentendants ou à mobilité réduite) des solutions pour communiquer, acheter ou interagir en société au moyen de différents périphériques. Le secteur du divertissement va, quant à lui, largement profiter de ces nouvelles technologies, avec par exemple le développement d’interfaces de jeu (wearable games) à l’instar du projet Woven.

Bien qu’à la pointe de la technologie, ces appareils destinés à simplifier notre quotidien font (encore) face à quelques défis majeurs. La taille et l’autonomie de la batterie, de même que son mode de rechargement, sont souvent difficilement compatibles avec l’envie ou la nécessité d’être portés de façon continue. De plus, comment s’assurer que les données collectées ne seront pas exposées à des risques de piratage ou de perte de données? Autre écueil à surmonter: celui de la multiplication des données produites au jour le jour. Comment gérer ces gigantesques volumes de données numériques qui requièrent des capacités de stockage de plus en plus importantes? Comment transporter, traiter ou stocker en toute sécurité toutes ces données médicales ou bancaires? 

Le marché est en pleine croissance, et les questions soulevées illustrent la nécessité d’une approche globale et pluridisciplinaire. Ce n’est qu’ainsi qu’une technologie embarquée saura développer tout son potentiel.