Quelle est l’innovation dont profitent le plus actuellement les PME?
Il s’agit de ce que nous appelons le Dynamic Computing. C’est-à-dire le fait de profiter d’une infrastructure informatique à distance qui est aussi flexible que fiable. Concrètement, il s’agit de s’équiper de machines simples dans les bureaux et d’installer tous les logiciels ainsi que les données sur des serveurs distants qui sont gérés par le sous-traitant, Swisscom en l’occurrence.

Les avantages sont multiples. D’abord il n’y a pas d’investissement de matériel onéreux. Ensuite, il n’existe aucun risque technologique car le matériel et les logiciels sont toujours à la pointe de l’innovation et les adaptations sont aisées en tout temps.

Quel est le principal effet positif de cette technologie sur l’entreprise?
En plus de diminuer ses coûts, l’entreprise s’assure surtout d’être à la pointe d’un point de vue technologique sans même avoir besoin d’engager des spécialistes au sein de sa structure ni de faire des investissements conséquents.

C’est un peu comme si chaque artisan pouvait profiter du niveau de sécurité, de fiabilité et de puissance informatique de la plus grande entreprise du pays.

Et qu’en est-il de la mobilité?
C’est effectivement l’une des thématiques fortes sur le marché des technologies de l’information pour les entreprises. En utilisant, par exemple, la nouvelle solution Storebox installée dans le Cloud, on accède à ses documents sur des serveurs connectés et hautement sécurisés. Ainsi, l’on peut collaborer sur des fichiers depuis n’importe où dans le monde.

Après avoir entré un mot de passe, il devient possible de travailler sur sa tablette numérique, son Smartphone ou son ordinateur portable comme si l’on était dans son bureau.

N’y a-t-il pas un risque que ces données se retrouvent n’importe où dans le monde?
Pas du tout. Nos Datacenters, comme ceux de quelques autres entreprises spécialisées dans le pays, se trouvent uniquement et entièrement en Suisse. C’est d’ailleurs l’un de nos arguments de vente car nous pensons que c’est très important pour éviter de prendre des risques juridiques ou commerciaux démesurés.

En quoi le travail à l’international est-il ainsi facilité?
De plusieurs façons. Premièrement, il devient possible de travailler de manière collaborative sur toutes sortes de documents. C’est-à-dire que plusieurs personnes situées dans le monde entier peuvent éditer en même temps le même document. C’est un gain de temps très conséquent pour de nombreuses PME. En outre, les solutions de vidéoconférences se simplifient et deviennent compatibles avec toutes sortes de terminaux. Nous avons, par exemple, édité une solution qui ne nécessite qu’un navigateur, sans connexion internet à haut débit. Plus qu’un logiciel de discussion, c’est une véritable salle de conférence virtuelle dans laquelle il est aisé de collaborer sur toutes sortes de dossiers. Et, encore une fois, son faible coût rend cette solution accessible aux entreprises de toutes tailles.

Et dans quelle partie du secteur des technologies de l’information voyez-vous le plus d’opportunités d’évolution?
Dans ce que nous appelons le M2M, le Machine to Machine. C’est le cas d’un ordinateur qui aurait besoin de communiquer avec des véhicules ou un distributeur de boissons avec un serveur de calcul, etc. Tous ces appareils peuvent être interfacés aisément entre eux en les équipant d’une simple carte SIM et en leur faisant utiliser le réseau mobile d’échange de données.

Les possibilités sont ainsi infinies et nous développons avec nos partenaires toutes sortes de solutions pour résoudre les défis très variés de nos clients. Des bennes à ordures qui signalent quand elles sont pleines et doivent être vidées, les services de la ville qui relèvent la consommation de courant à distance ou encore des GPS qui reçoivent des prévisions de bouchons à partir de données de mouvements anonymes venant des mobiles, l’avenir promet de nombreuses évolutions passionnantes, durables et parfaitement efficientes.