La LPD est en révision actuellement au Palais fédéral, concrètement qu’est-ce que cela implique pour les banques?

L’objectif est d’être équivalent aux normes européennes de protection des données et de s'adapter aux évolutions technologiques (le texte original a été rédigé en 1993). Les entreprises actives sur le plan international ne devraient pas être obligées d’être conformes à des normes différentes en matière de protection des données. Toutefois, la révision ne doit pas entraîner des coûts de mise en œuvre disproportionnés.

Mais a-t-on vraiment le choix de modifier cette loi?

Nous reconnaissons la nécessité de réviser la loi afin de répondre à l’évolution des conditions technologiques et sociales. La nouvelle loi tient également compte des développements juridiques au niveau européen. Si la Suisse décidait de ne pas réviser la loi sur la protection des données, cela nuirait à l’économie.

Quels changements sont prévus pour les données bancaires?

Par exemple, les banques ont des obligations d’information supplémentaires envers leurs clients. Toutefois, il est important que la LDP ne présente pas de Swiss finish par rapport aux normes européennes de protection des données.

Quand cette loi entrera-t-elle en vigueur?

La loi est actuellement en discussion au Parlement. On ne sait pas encore quand elle entrera en vigueur.

D’ici là, qu’en est-il du niveau actuel de protection des données en Suisse?

Nous le jugeons bon aujourd’hui. Avec la révision de la loi fédérale sur la protection des données, le standard est encore une fois augmenté. Les établissements ont conscience des attentes de leurs clients: ces derniers exigent que leur banque protège leurs données.

C’est le cas des membres de Swiss Banking?

Tous nos membres respectent les règles de protection des données et investissent beaucoup dans les processus nécessaires. La gestion de fortune est une matière où la confiance en la protection des données est primordiale.