Quel constat portez-vous sur le marché des ERP?

Pendant plusieurs années, les ERP étaient principalement vus comme des outils intégrés purement internes, monolithiques, assez lourds et très peu flexibles par rapport aux besoins évolutifs des entreprises. Ces dernières payaient une licence, souvent liée aux fonctionnalités activées, afin de pouvoir utiliser ces applications et s’assurer de leur maintenance. Aujourd’hui, le marché des ERP connaît une véritable révolution.

Quelles évolutions constatez-vous?

Je constate trois évolutions majeures: le mode d’acquisition, les plateformes modulaires et la fusion du back office avec le front office.

Le mode d’acquisition d’un ERP a changé dans le sens où les entreprises qui auparavant considéraient la mise en place d’un ERP comme un investissement lourd à amortir, ont dorénavant à disposition des solutions de gestion assimilées à de la location de services appelées Software as a Service (SaaS); comprenant hébergement, infogérance et migrations. Disponibles via un navigateur quelconque et depuis n’importe où, ces nouveaux outils doivent être vus comme des plateformes applicatives à partir desquelles il est possible d’activer tel ou tel module fonctionnel (achats, ventes, stocks, RH, etc.) En outre, les ERP de nouvelle génération ne font plus de distinction entre le front et le back office; en effet, ils tendent à fusionner les deux en ouvrant vers l’extérieur certaines parties de l’ERP tout en étant extrêmement sécurisées.

Comment expliquer ces changements?

Les entreprises travaillent au sein de marchés globalisés et en constante évolution. Elles ont donc besoin d’un ERP abordable et flexible. Les anciennes générations d’ERP font parfois peur tant les investissements financier et humain initiaux sont importants. En revanche, la mise en place des nouvelles générations d’ERP se fait de manière plus itérative et moins lourde qu’auparavant, permettant ainsi de suivre plus facilement les besoins présents et futurs des entreprises.