Le cloud computing, «l’informatique dans le nuage». Ce terme ne vous dit peut-être rien, et pourtant, vous l’utilisez tous les jours en vous connectant gratuitement sur votre boîte de messagerie Gmail ou Hotmail. Sur Internet, vous conservez vos contacts, vos messages et vous stockez souvent des données. Les entreprises elles, paient pour externaliser leurs ressources numériques.

Plus de stockage physique

Ainsi, les entreprises ne sont plus gérantes de leurs serveurs informatique; les données et les applications ne se trouvent plus sur leurs ordinateurs locaux mais sont stockées dans le «nuage»: des serveurs entreposés et interconnectés entre eux. Ceux-ci sont répartis aux quatre coins du globe dans des data-centres. Les données et les applications sont mises à disposition par des sociétés tierces et accessibles, grâce à un système d’identification et à l’aide d’un PC et d’une connexion internet. Concrètement, cela signifie que nous n’avons plus besoin de disques de stockage. C’est une excellente chose dans le sens où nos disques sont souvent mal protégés, mal entretenus et soumis aux virus. Il n’est pas rare que nous perdions nos données. Aujourd’hui, grâce à l’augmentation de la bande passante, au développement des smartphones et des réseaux de télécommunications, nous pouvons accéder à nos données à partir de n’importe quel appareil. Ainsi, nous pourrions facilement imaginer jouer à un jeu sur la Xbox à la maison, avant de continuer la partie sur un téléphone mobile…

Révolution économique

Il y a de nombreux avantages à recourir au cloud computing. D’abord, les disques durs peuvent désormais avoir des capacités moindres, puisque les ordinateurs n’ont plus besoin de stocker les informations localement. Ensuite, les données restent accessibles depuis n’importe quel endroit dans le monde. Enfin, mais surtout, ces services offrent aux entreprises une grande flexibilité: elles ne paient que ce dont elles ont besoin. Elles achètent ainsi des capacités de stockage, facturées un peu comme le sont l’eau, le gaz ou l’électricité. L’entreprise se décharge en effet de la question de la logistique de son infrastructure. Par exemple, les e-commerces, qui ont un pic de charge durant les fêtes et beaucoup moins le reste du temps, peuvent obtenir des ressources nécessaires pendant ce pic sans investir dans des capacités qu’ils n’utiliseraient pas durant le reste de l’année. Une récente étude révèle que les PME européennes pourraient engendrer des bénéfices supplémentaires de l’ordre de 1,2 milliard d’euros si elles passaient au cloud computing. Et selon une étude réalisée par l’Université de Milan en 2010, ce système pourrait entraîner la création de 1,5 million d’emplois en Europe au cours des cinq prochaines années. Les fabricants d’ordinateurs prévoient aussi de voir leurs ventes de «netbooks» – ces ordinateurs bon marché servant principalement à surfer sur Internet – progresser à l’avenir, aux dépens de machines plus chères.