La situation économique impose l’augmentation de la compétitivité et oblige à réduire les charges; s’adresser à des sociétés de services permet des économies importantes. Toute entreprise utilise l’outil informatique pour la communication, l’accès à l’information interne et externe; pour la création, l’édition et la gestion de ses documents et données. La base de ces applications est commune: depuis 10 ans la tendance est à la standardisation, presque tout le monde utilise les mêmes technologies. Les spécificités et outils professionnels sont en revanche directement liés au métier. 

Economies

Le fait de mutualiser les ressources réduit les coûts informatiques et impacte positivement le bilan de l’entreprise. Par le passé, ce sont tout d’abord les ressources humaines qu’on a choisi de mutualiser pour des questions d’efficacité: l’entreprise avait effectivement besoin d’un service interne pour la maintenance de son environnement informatique. Aujourd’hui, une entreprise peut externaliser ses serveurs et peut alors, en réaffectant son personnel, se concentrer entièrement sur son cœur de métier. Elle ne conserve alors dans ses locaux que les équipements des utilisateurs et le réseau. Les serveurs se trouvent dans un centre externe d’hébergement. Ces centres sont équipés d’imposants serveurs et dispositifs de stockage virtualisant plusieurs environnements dédiés aux clients. La technologie actuelle permet de délocaliser les serveurs efficacement grâce à des accès internet fiables, performants et sécurisés. Ainsi, par le biais d’un hébergement externalisé, l’entreprise s’affranchit des investissements à répétition. Les équipements coûteux se paient dorénavant en location mensuelle avec l’avantage de pouvoir monter en charge en fonction des besoins réels en matière de stockage et de ressources de calcul. En quelques heures seulement, l’environnement loué peut doubler en capacité. Ce concept permet de réduire jusqu’à 40 % le coût total de possession (TCO – Total Cost of Ownership).

Partage des ressources énergétiques

Beaucoup d’entrepreneurs ne tiennent pas compte du coût de possession (TCO) de leurs infrastructures informatiques. La tendance est à ne compter que les achats d’équipement et d’occulter par exemple les coûts énergétiques. La consommation électrique d’une salle serveur est importante, sachant que les équipements centraux restent enclenchés nuit et jour sans interruption et que des systèmes de climatisation sont nécessaires pour assurer un fonctionnement dans de bonnes conditions de sécurité. La facture peut atteindre un millier de francs par an pour un petit serveur – pour une installation de moyenne importance la facture atteint des sommes beaucoup plus importantes. Avec un concept de mutualisation, il n’est pas encore question de parler de Green IT, mais l’impact sur l’environnement est tout de même positif puisque la consommation d’énergie est partagée et donc fortement réduite. En plus du gain financier, l’avantage en termes de place et de nuisances peut être souligné, étant donné que le local climatisé dédié aux serveurs pourra alors être affecté à d’autres usages.

Qualité garantie

Pour Marc Boudriot, directeur de Syselcom, l’hébergement externalisé va devenir une évidence d’ici 5 à 10 ans. Quand une entreprise passe de l’investissement à la location, elle obtient un niveau de service garanti (SLA – Service Level Agreement). Ce qui signifie une augmentation de la qualité de service, un délai minimal pour l’intervention en cas de problème notamment, et un risque de panne plus faible. Des services annexes, tels que la copie sur bande des données et l’envoi régulier de celles-ci au client, sont également proposés. En matière de sécurité et de proximité, il est impératif de prendre en compte qu’en cas de vol ou de fuites des données, la procédure civile ou pénale se déroule dans le pays de stockage. Si la société fait faillite, les données à l’étranger risquent bien d’être perdues, difficile de se battre pour récupérer du matériel à l’autre bout du monde.