De sa fabrication à sa destruction en passant par son utilisation, un téléphone portable consomme autant d’énergie qu’un avion parcourant 57 km en vol et dégage autant de gaz à effet de serre qu’une voiture de catégorie moyenne qui roule pendant 85 km. Face à ces petits bijoux de technologie, nombreux sont les utilisateurs et les fabricants qui cherchent à limiter l’impact environnemental de ces appareils, que ce soit en réduisant leur consommation ou en utilisant des chargeurs fonctionnant sans l’électricité du réseau.

Économie d’énergie

Une piste d’économies d’énergie pour l’avenir réside dans l’utilisation de la technologie LiFi (Light Fidelity). En allumant et en éteignant plusieurs milliers de fois par seconde une lumière à LED, il est possible de transmettre à distance un contenu multimédia (vidéo, son, géolocalisation...) à une tablette ou à un smartphone. Le LiFi évite le déploiement d’infrastructures lourdes, puisqu’il profite de l’éclairage. Toutefois, il reste bloqué par tout corps opaque et il est monodirectionnel.

Produire, stocker ou transférer l’énergie solaire devient un jeu d’enfants tant le nombre de chargeurs solaires se multiplie. Ils permettent de rendre les utilisateurs autonomes au quotidien tous leurs appareils électroniques de poche: smartphone, GPS, appareil photo, caméra, lecteur MP3, piles rechargeables, etc. Ils sont maintenant le plus souvent composés d’un panneau solaire souple, d’une batterie de stockage et d’un chargeur universel (via USB ou prise secteur). S’ils présentent des avantages de la gratuité, de l’écologie, de la portabilité ou du stockage de l’énergie, ces chargeurs ne sont néanmoins pas la réponse à tous les besoins. Ils ont un temps de charge plus long que des appareils branchés sur le réseau électrique ou encore ils nécessitent des conditions d’ensoleillement optimales. 

Outre les chargeurs solaires, il existe désormais des chargeurs de batterie qui fonctionnent à l’eau. Inventé par la société suédoise myFC, qui s’est spécialisée dans le développement de piles à combustibles, le chargeur portable PowerTrekk fonctionne avec quelques centilitres d’eau seulement. Il suffit de connecter l’appareil via un port USB puis d’ajouter une cuillère d’eau dans le boîtier recyclable. Par réaction chimique, l’hydrogène contenu dans l’eau est converti en énergie électrique et chargé dans une pile à combustible utilisable immédiatement. Le principal avantage réside dans le fait de ne plus dépendre d’une météo parfois capricieuse. Néanmoins, il faut changer régulièrement le module contenant le réactif chimique, un coût qui peut vite s’avérer prohibitif. 

Le feu, nouvelle source d’énergie

Le feu peut également être source d’énergie. Le chargeur Voto permet de son côté de recharger les téléphones grâce au feu, qu’il soit en plein air ou à la maison. Le dispositif se compose de plaques métalliques recouvertes d’une céramique qui a la propriété lorsqu’elle est chauffée à 800 degrés de produire un courant électrique. Ce module est installé dans les braises d’un foyer. Il est relié par une poignée à une batterie. Il faut environ trente minutes pour charger totalement la pile qui peut ensuite être utilisée pour un téléphone par le biais d’une prise USB ou comme lampe de poche. Développé à l’origine dans un but humanitaire, ce chargeur devrait séduire de nombreux campeurs. Il reste toutefois une condition à son utilisation: savoir faire un vrai feu.