S’il y a un secteur d’activité qui connaît une complexification de la réglementation et des conditions du marché, il s’agit bien de celui des gérants de fortunes. Les autorités de surveillance exigent un monitoring de plus en plus précis, les gouvernements durcissent les réglementations et les marchés, en situation de crise, demandent une analyse de plus en plus précise. Si les grandes banques peuvent s’adapter sans trop de difficulté en réalisant d’importants investissements informatiques, ce n’est pas le cas des gérants indépendants. Ces derniers doivent donc trouver des solutions, notamment en se regroupant. «Nous constatons que les gérants de fortunes indépendants sont en train de constituer des petits groupes afin de pouvoir mutualiser leurs coûts, notamment ceux liés à l’informatique et à la sécurité. Nous avons donc décidé de répondre à leur demande en leur proposant des services de type SaaS (Software as a Service)», explique Bernard Wallef, le CEO de Answer SA, une entreprise suisse à la pointe de la création de solutions de gestion de fortunes. 

Un couteau suisse

Les besoins d’un gérant de fortunes sont multiples, par conséquent il faut que les concepteurs des logiciels jouissent d’une large expertise. Ainsi, il faut que l’informatique soit capable d’offrir de nouvelles grilles d’analyse afin de mettre en évidence tous les indicateurs clefs nécessaires à une bonne gestion. Il faut également intégrer les différents flux bancaires et financiers. «Dans ces logiciels, l’actualisation des données financières est essentielle pour assurer une utilisation efficace. Cela nécessite un suivi en temps réel.», précise encore Bernard Wallef. 

La voie de la liberté

En s’affranchissant des solutions informatiques proposées par les banques, les gérants indépendants peuvent également échapper à «l’obligation de fidélité» liée à une institution. En outre, de nouvelles possibilités s’ouvrent puisqu’en un seul clic, il devient possible d’ordonner des dizaines d’opérations entre différentes institutions. Bref, les logiciels deviennent un précieux appui et n’ont pas fini de progresser. «Dans ce domaine, il faut sans cesse se mettre à jour. Nous désirons affiner encore davantage nos outils d’analyse et continuer d’offrir des possibilités d’outsourcing pour les gérants de fortunes qui le souhaitent.», conclut Bernard Wallef.