«Certains entrepreneurs sont devenus des rock stars, ils donnent envie de vivre leur vie. Ils peuvent ainsi générer le déclic, mais d’autres obstacles existent toujours.

Il est important d’accompagner les nouveaux entrepreneurs pour les surmonter», explique Dan Noël, l’un des experts romands de la création d’entreprise et du marketing.

Dans le contexte actuel, le salariat génère une dépendance non maîtrisée. Certes, on perçoit un salaire toutes les fins de mois, des congés payés, parfois même, des avantages d’entreprise.

Mais en termes d’épanouissement, le salarié doit gérer la frustration de ne pas peser dans les décisions, de devoir suivre une politique d’entreprise à l’aveugle. 

Si on ajoute une volonté croissante de redonner du sens à la vie professionnelle et la baisse de la fameuse sécurité de l’emploi, on comprend mieux l’augmentation du nombre de candidats à l’entrepreneuriat.

Se lancer

Avant tout, il ne faut pas réprimer ou nier sa peur. Monter son entreprise est un chemin semé d’embûches et il est donc légitime d’éprouver de l’appréhension.

Quand on est en phase de création d’entreprise, on a des hauts et des bas. Selon les mois, les jours ou même les moments de la journée. Des moments où l’on y croit dur comme fer et d’autres où l’on pense qu’on n’y arrivera jamais.

L’essentiel est de pouvoir objectiver ces craintes et en parler avec des experts qui pourront amener du rationnel et de l’expérience. Il est enfin primordial de rester lucide sur ce qu’on sait faire et pas faire.

Il ne faut pas hésiter à se faire aider, voire à déléguer si on a la chance d’avoir des associés. Pour tout le reste, Reid Hoffman, le fondateur de LinkedIn a une phrase très évocatrice: «Un entrepreneur est quelqu’un qui se jette d’une falaise et construit un avion sur le chemin de la descente.»