Rester compétitif est une question de vie ou de mort d’une entreprise, particulièrement en temps de crise du franc fort. La plupart profitent donc de cette période pour stimuler leur innovation afin de garder ou obtenir une position dominante sur le marché.

Cela dit, une véritable politique interne innovante dépend presque systématiquement d’une volonté forte d’un dirigeant qui réussit ou non à imprégner sa vision et sa culture à l’ensemble de la structure. «Quant au monde de la recherche, il se doit également d’offrir des prestations de qualité afin d’encourager l’innovation autant dans la prochaine génération d’employés que dans l’économie locale.

Cela grâce à des recherches à haute valeur ajoutée proche des besoins du marché et des compétences régionales», explique Georges Kotrotsios, directeur Marketing et Business Development d’un centre de recherche et d’innovation, spécialisé dans les microtechnologies à Neuchâtel.

Cependant, il faut encore, pour cela, que les entreprises aient le réflexe d’innover; inversement les acteurs de l’innovation ont le devoir d’informer et d’orienter clairement l’industrie sur les compétences de chacun.

Tradition d’industrie

Absorber les innovations scientifiques et parfois les amener à maturation avant de les commercialiser reste la corde faible de l’économie. «Mais la Suisse, avec son tissu industriel fort et sa longue tradition de collaboration avec les hautes écoles mais surtout avec les centres de recherche, comme le CSEM, l’EMPA ou le Centre Wyss, a tout le potentiel d’optimiser les liens entre la recherche académique et l’industrie», rassure Georges Kotrotsios.

C’est notamment le cas de la région de Neuchâtel, par exemple, qui a su créer un nœud d’innovation focalisé sur la microtechnologie.