La Suisse a pris part pour la huitième fois au Global Entrepreneurship Monitor (GEM). Cette étude d’envergure internationale sur l’entrepreneuriat est coordonnée par le Babson College et la London Business School. Le rapport national de l’année écoulée relève les différences nationales relativement aux attitudes, activités et ambitions entrepreneuriales. En outre, les facteurs influençant les activités entrepreneuriales d’un pays sont relevés et décrits.

La crainte de l’échec en net recul

Malgré un climat de crise persistant avec des opportunités en nette baisse, la Suisse reste tout de même au-dessus de la moyenne internationale en termes de créations d’entreprises. Comme le constate Rico Baldegger, directeur de la Haute école de gestion de Fribourg «la crainte de l’échec a fortement chuté au cours des dernières années pour se situer, en 2012, à un niveau aussi bas qu’aux Etats-Unis.

La Suisse détient, avec les Etats-Unis, les meilleurs résultats de toutes les économies comparables».

L’entrepreneuriat féminin sur le même pied d’égalité que celui des hommes

Des bons résultats aussi en termes de parité car la Suisse jouit de l’une des meilleures positions concernant la part féminine dans l’activité de création d’entreprises (TEA). «Alors qu’en 2003, pour une femme impliquée dans la création d’une entreprise, nous comptions en moyenne 2,3 hommes, aujourd’hui ce rapport s’est quasiment équilibré» se félicite M. Baldegger.

Particularité helvétique: la classe d’âge 35–44 ans

Enfin, la structure des âges relative à la création d’entreprises en Suisse présente la particularité suivante: la tranche d’âge des 35–44 ans se situe au niveau le plus élevé en matière de création d’entreprises.

Ce qui n’est pas aussi vrai pour les plus jeunes (18–24 ans) dont les résultats sont plus faibles en termes d’activité entrepreneuriale que ceux de tous les pays ayant participé à l’étude.