A la signature d’un bail commercial, les cautions exigées par les régies représentent des montants non négligeables: ils peuvent varier entre six et douze mois de loyer. Cet investissement est conséquent et peut impacter les liquidités des jeunes entreprises alors que souscrire une assurance caution peut se révéler être un véritable bol d’air.

Déjà connue dans le domaine privé, l’assurance caution pour loyer commercial remplace au même titre le dépôt de la caution et couvre les risques de loyers impayés et ce jusqu’à concurrence de la somme définie dans le contrat. Un montant annuel est prélevé auprès du locataire, calculé selon un taux de prime personnalisé qui varie entre 5 et 9 pour cent du montant de la garantie demandée.

Les avantages

Cette formule trouve désormais un écho très positif notamment au sein des jeunes entreprises, dont la marge de manœuvre financière est réduite, comme l’explique Gérald W. Follonier, le CEO de Firstcaution «lever l’obstacle de la garantie bloquée permet de ne pas immobiliser des liquidités qui pourraient être utilisées pour des activités productives.

C’est finalement un produit de gestion de trésorerie que nous offrons aux entrepreneurs, pour qu’ils se sentent libres d’utiliser dès le départ leurs fonds pour des investissements profitables à leur affaire. De même, si l’entreprise a déposé une caution, elle peut souscrire une assurance en cours de bail et récupérer cette somme. Une possibilité utile pour faire face à un besoin de liquidités.

Enfin, si, par la suite, l’entreprise dispose des sommes nécessaires, elle peut à tout moment déposer le montant de la caution et mettre fin au contrat de garantie ou opter pour une formule «mixte» entre le dépôt et la garantie.»

Seul bémol

Le taux de prime est modifiable à tout moment, mais l’accord de la régie est indispensable pour prendre le contrat d’assurance, comme pour y mettre fin.