Quels sont les services que vous offrez aux entreprises qui vous sollicitent? 

D’abord, il faut préciser que nous recevons notre mandat directement de la confédération. Par conséquent, en qualité de promoteur officiel des entreprises suisses à l’étranger, nous offrons divers services concrets qui permettent un bon développement commercial des sociétés qui font appel à nous. Dans un premier temps, nous aidons les entrepreneurs dans leur prise de décision d’exportation. Nous leur apportons, entre autres, des informations essentielles afin qu’ils ne se trompent pas de pays cible. Ceci sous forme d’études de marché ou de rapports sectoriels par exemple. Ensuite, grâce à notre excellente connaissance du terrain économique international et à nos bureaux aux quatre coins du monde, nous mettons en relation l’entrepreneur suisse avec de futurs partenaires. Nous l’accompagnons aussi dans toutes ses premières démarches administratives et juridiques relatives à l’engagement de personnel à l’étranger, aux questions de TVA, aux diverses certifications, etc. Enfin, nous mettons sur pied des pavillons suisses lors de foires internationales. Présenter les marques et entreprises suisses ensemble permet de mettre en avant l’image toujours très vendeuse du Swissmade. 

Etes-vous souvent confronté à des idées préconçues à propos de l’exportation? 

Oui, c’est assez souvent le cas. Il arrive, par exemple, que des entreprises aient l’impression qu’elles peuvent étendre leur activité économique dans un pays voisin sans aucune complication. Malheureusement, même si le pays est géographiquement proche, le monde économique y est souvent radicalement différent. Il est important pour une PME d’en avoir conscience sous peine d’y laisser des plumes. Autre exemple d’idée préconçue, la Chine: elle est, dans de nombreux esprits, un véritable eldorado pour n’importe quel business. Parfois, il nous faut décourager certains entrepreneurs en leur expliquant que, certes l’Asie est un marché en plein boom mais pas pour toutes les entreprises ni tous les secteurs. On réoriente alors l’entrepreneur vers un pays qui lui sera plus profitable. 

Combien de temps, en moyenne, prend l’exportation d’une marque ou de produits suisses? 

Cela dépend évidemment du secteur d’activité ainsi que du marché visé. Le domaine médical ou paramédical sera, par exemple, beaucoup plus lent. Sinon, en deux ou trois ans, on peut commencer à imaginer un retour sur investissement. Il faut donc être patient et totalement sûr de soi. Car si une grande entreprise peut se relever même après avoir investi sur le long terme sur un mauvais marché, ce ne sera pas le cas d’une PME. Il serait tout de même dommage qu’une tentative d’agrandissement à l’étranger plombe voire anéantisse l’activité domestique de l’entreprise. 

Encouragez-vous davantage certains secteurs à sortir des frontières? 

Nous avons identifié dix secteurs clés à l’export et nous avons dernièrement mis l’accent sur les domaines du food et des ICT. Nous travaillons d’ailleurs étroitement avec les clusters romands et nationaux spécialisés dans ces thématiques afin d’améliorer sans cesse la qualité de nos conseils. 

Mais le besoin d’aller à l’international doit plutôt venir de l’entreprise concernée. C’est-à-dire que chaque direction sait quel chiffre d’affaires elle doit générer. Si celui-ci est trop élevé pour être réalisé uniquement sur notre petit marché national, elle regardera naturellement vers l’étranger. C’est alors qu’elle devrait avoir le réflexe de s’adresser à nous.