Accompagnant des entreprises dans leurs plans de mobilité, Balz Eggenberger a déchanté en découvrant les effets collatéraux du vote sur le rail: «Nous avons voté pour taxer les employés qui se rendaient au travail en véhicule privé, ce qui était prévu. Mais rien n’avait été défini pour ceux qui le faisaient avec un véhicule d’entreprise, qui seront fortement taxés aussi.»

Une situation nouvelle

Cet impôt fédéral laisse libre choix aux cantons de taxer également le pendulaire en question. Au final, cette nouvelle donne pénalise passablement le salarié, suivant le canton dans lequel il réside. Les Romands sont bien lotis mais les entreprises et leurs employés de succursales alémaniques en pâtissent.

Pour résoudre le problème, une solution a été trouvé auprès de trois autorités fiscales (Zurich, Saint-Gall et Argovie): connaître le coût effectif global d’un véhicule d’entreprise.

Grâce aux contrats de Full Service Leasing (FSL), les sociétés arrivent à savoir à l’avance ce que va leur coûter un véhicule, de l’essence aux changements de pneus.

Ainsi, le tarif réel au kilomètre est connu et, dans bien des cas, inférieur aux 70 centimes en vigueur.

Les trois cantons précités ont donc accepté d’adapter le tarif kilométrique, sur présentation d’un FSL. Une bonne nouvelle pour les employés, moins imposés, et pour les entreprises qui peuvent budgéter de manière précise les coûts de la mobilité et ainsi éviter les mauvaises surprises.