«L’employeur a une grande responsabilité envers un employé en voyage d’affaires. Il doit prendre un certain nombre de mesures à commencer par s’assurer de pouvoir le ramener chez lui rapidement en cas de situation d’urgence à l’étranger», explique Besim Akinci, directeur général de la filiale suisse d’un grand groupe d’assistance et d’assurance. Les points essentiels d’une couverture d’assurance pour voyages professionnels: le rapatriement, l’assistance médicale sur place, voire l’évacuation urgente en cas de crise. Et Besim Akinci de détailler: «La couverture de ces risques nécessite deux conditions clés. D’abord que l’assureur possède un réseau international puissant et bien intégré pour répondre rapidement à des problématiques locales. Ensuite que l’assureur dispose de collaborateurs empathiques, bien formés, multilingues et disponibles jour et nuit.»

Coûteux imprévus

Au-delà des accidents graves, durant le voyage, de multiples ennuis peuvent avoir des conséquences fâcheuses sur le budget du voyage. Une perte de bagages à quelques heures d’un rendez-vous important nécessitera, par exemple, l’achat de dernière minute d’un costume. De même, l’annulation d’un déplacement pour cause de maladie engendrera des pertes, car il est rare de pouvoir récupérer l’entier du prix du transport et de l’hébergement. «Tous ces risques, du plus petit au plus grand, peuvent être évalués par un conseiller qui prendra le temps de comprendre le fonctionnement de l’ensemble du voyage. C’est ainsi qu’il faut procéder afin d’être certain de protéger ses collaborateurs en voyage à l’étranger», conclut Besim Akinci.


Nouveaux risques

L’actualité est chargée en bouleversements de toutes sortes, parfois dans des régions du monde que l’on aurait d’emblée considérées comme sans risque. Les rapatriements précipités ou les frais médicaux d’urgence ne sont donc plus l’apanage de certains pays particulièrement exotiques. Pour cette raison, les couvertures d’assurances pour voyages professionnels méritent d’être actualisées afin d’éviter les surprises. Il n’est pas rare qu’un rapatriement d’urgence dépasse les 100 000 francs; une somme difficile à intégrer dans un budget annuel, tout particulièrement celui d’une PME. Pourtant, ce sont précisément ces assurances nécessaires à l’endossement de la responsabilité de la vie, de la santé et du confort de ses employés, que les dirigeants oublient trop souvent de contracter.