Monsieur Mitchener, il s’agit de votre premier EBACE à la tête de l’organisation. Comment vous sentez-vous?

Je suis très impatient de découvrir dans une même place les plus grandes figures de l’industrie ainsi que les dernières technologies. Il s’agit de l’un des rares salons aéronautiques à permettre l’accès aux appareils… C’est notamment une des caractéristiques qui fait de l’EBACE un show unique et particulièrement plaisant.

Vous avez signé avec Genève jusqu’en 2021. Pourquoi organisez-vous l’événement dans cette ville précisément?

Le choix de Genève est un choix logique à plusieurs titres. Premièrement, la Suisse est un pays central qui permet à tous les acteurs européens de venir dans des conditions raisonnables. Deuxièmement, le centre d’exposition est accolé à l’aéroport, ce qui rend la venue des visiteurs bien plus facile.

En définitive, la Suisse, et plus particulièrement la Cité de Calvin, sont des hauts lieux de l’aviation d’affaires. Genève est en effet le troisième aéroport de ce type en Europe et il y a un grand nombre de sociétés exploitant cette filière sur le bassin lémanique.

Est-ce qu’un service en jet privé est à la portée de tous?

L’aviation d’affaires ne peut pas décemment être considérée comme un mode de transport à la portée de tous car elle répond à des besoins qui ne sont pas les besoins de tous. C’est ce qu’on appelle un «facilitateur de business» et le service extraordinaire qu’il rend a un prix.

Quoi qu’il en soit, le marché est innovant et beaucoup de nouveaux business models apparaissent çà et là et tendent, avec beaucoup de créativité, à rendre l’aviation privée accessible au plus grand nombre.

Enfin, comment organiser en amont son voyage?

L’aviation d’affaires existe pour rendre possible des besoins de voyage très spécifiques. A ce titre, elle a dans son ADN même la mission d’économiser au passager de grandes parties contraignantes de l’organisation de son voyage. Il s’agit d’une aviation non planifiée…

Cela signifie qu’un avion privé décolle à la demande du client (temps et destination) et non suivant un planning et itinéraire prédéfini à l’avance. Au final, c’est exactement comme un taxi mais c’est un avion!