Quels risques un entrepreneur peut-il minimiser au moyen d’une assurance contre les risques à l’exportation? 

Traditionnellement, la SERV couvre les risques politiques qui peuvent aboutir à un défaut de paiement du fait, par exemple, de guerre ou d’émeutes. 

Les risques de transfert peuvent eux aussi entraîner un défaut de paiement: c’est le cas lorsque les gouvernements édictent des mesures en matière de droit des devises qui empêchent le versement des sommes dues en Suisse. Des risques économiques, les risques de ducroire, sont également couverts. Le risque de ducroire indique le risque que l’acheteur ne règle pas dans les délais le prix convenu pour une marchandise, c’est-à-dire qu’un client à l’étranger soit insolvable ou refuse de payer.

Quels produits peuvent être assurés?

En principe, il n’y a pas de restriction pour les produits. Outre les exportations de biens de consommation et d’investissement, nous assurons surtout l’exportation de différents services tels que des travaux de construction et d’ingénierie ou des contrats de licence et de savoir-faire.

L’assurance contre les risques à l’exportation est-elle limitée à certaines branches?

Les assurances ne sont pas limitées à certaines branches. Pour pouvoir bénéficier d’une assurance de la SERV, l’exportateur qui en fait la demande doitavoir son siège en Suisse et son opération d’exportation doit ­comprendre une certaine part de valeur ajoutée. Aucun minimum n’est requis pour la conclusion d’une assurance, qu’il s’agisse de la taille de l’entreprise ou du volume de la commande. 

Dans quelles branches recourt-on le plus souvent à de telles assurances, selon votre expérience?

En 2010, le secteur énergétique, l’industrie mécanique, chimique et pharmaceutique ont été particulièrement représentés. L’augmentation a été en outre frappante dans la branche du matériel et des technologies ferro­viaires.

Y a-t-il certaines régions du monde dans lesquelles une assurance contre les risques à l’exportation apparaît indispensable? 

Non, il appartient toujours à l’exportateur de décider s’il souhaite supporter lui-même le risque d’un défaut de paiement ou s’il préfère s’assurer. 

Comment l’intérêt pour les assurances contre les risques à l’exportation a-t-il évolué depuis la crise financière de 2008?

La crise financière et économique a laissé des traces. Globalement, la demande pour nos assurances a non seulement nettement augmenté au cours des deux dernières années, mais elle s’est aussi déplacée. Les produits aidant à surmonter les problèmes de liquidités ont été particulièrement demandés, surtout par les PME. Nous avons aussi conclu plus d’assurances pour des exportations dans des pays considérés jusqu’alors comme peu ­risqués. 

Il est également important de mentionner qu’une assurance contre les risques à l’exportation, outre la garantie des encaissements, présente également l’avantage de faciliter l’accès aux possibilités de financement offertes par les banques, ce qui pousse beaucoup d’entreprises à souscrire une telle assurance.

Pour résumer, quels avantages une assurance contre les risques à l’exportation offre-t-elle à une entreprise exportatrice? 

Les assurances couvrent contre un défaut de paiement pour des raisons politiques ou économiques et facilitent l’accès aux possibilités de financement. En outre, certains produits permettent de surmonter les problèmes passagers de liquidités.

Déclaration:

Les assurances de la SERV garantissent les encaissements dans les opérations d’exportation et aident à surmonter les problèmes de liquidités.