On estime à 500 000 personnes, le nombre de Romands maîtrisant l’anglais suffisamment pour converser ou écouter la radio dans cette langue. Cela dit, il apparaît très vite qu’il existe une communauté, beaucoup plus restreinte, d’anglophones natifs ou d’expatriés maîtrisant mieux l’anglais que les langues nationales. Ces derniers, du fait de leur nombre important particulièrement dans les grandes villes, n’auront aucune peine à trouver des associations, des Eglises, des amis et des écoles uniquement dans leur langue. Un petit milieu où l’intégration est naturellement facilitée et dans lequel certains s’épanouissent suffisamment pour ne pas chercher à s’intégrer davantage. Il existe donc un défi supplémentaire concernant l’arrivée des expatriés anglophones, une zone de confort à dépasser.

Adapter la législation?

En 2013, une initiative a été déposée par Fathi Derder au Conseil national pour aider à l’intégration des personnes anglophones. Celle-ci voulait, à la fois, conférer à l’anglais un statut de langue semi-nationale et conditionner l’obtention d’un permis de travail en Suisse à la maîtrise d’une langue nationale. Elle est aujourd’hui liquidée, mais la question de l’encouragement de l’intégration des personnes anglophones reste ouverte.