On se concentre ici sur toute la chaîne de création de valeur. Les partenaires du secteur des biens de consommation ont été les premiers à percevoir cette réalité et travaillent en permanence à servir encore mieux leurs clients communs: les consommateurs.

Efficience au profit des consommateurs

Ainsi est née une initiative (ECR: Efficient Consumer Response) dans les années 80 pour une meilleure collaboration entre les fabricants et les commerçants. On recherche donc les potentiels d’optimisation de la production jusqu’à la décision d’achat des consommateurs. L’objectif est ici de combiner les potentiels de rationalisation du point de vue de la logistique avec les potentiels de croissance du marché du côté de la demande. La coopération entre l’industrie et le commerce permet de déceler et de réaliser des potentiels réels qui ne seraient pas possibles avec un examen interne isolé. Les principes de cette philosophie sont plus actuels que jamais dans notre monde globalisé. Ce sont les conditions fondamentales pour une grande disponibilité des produits d’un haut niveau de qualité, à l’abri des scandales alimentaires.

Des standards constituent la base des potentiels de rationalisation. C’est seulement quand des objets sont identifiables de façon univoque que des standards de communication et des modèles de processus peuvent se développer sur cette base. Ces «outils» doivent être compatibles entre eux et doivent pouvoir être ajoutés successivement à une solution globale complète et intégrante pour des flux d’informations et de marchandises efficaces et efficients. 

Zoom sur la Supply Chain

Les chaînes d’approvisionnement de l’industrie automobile ou du secteur du textile sont des exemples classiques de Supply Chain. Elles se caractérisent par une forte verticalisation avec des processus fermés et des systèmes propriétaires. La crise du secteur automobile il y a environ 2 ans a montré les faiblesses de tels systèmes propriétaires. A l’opposé, les modèles fondés sur la collaboration visent à mettre à disposition des processus élaborés conjointement comme instruments de pilotage et de contrôle des chaînes d’approvisionnement.

Le modèle ECR se concentre sur la consolidation de la Supply Chain. Il s’agit ici de processus de rationalisation de la Supply Chain, dans lesquels les concurrents sont impliqués de la même manière. On peut ainsi envisager de gérer des stocks ensemble et de mutualiser les transports. Ceci contribue aussi à une exploitation plus intelligente et ainsi à une réduction des émissions de CO2.

La logistique ne doit plus être considérée comme un facteur de coûts. La sécurisation de la disponibilité non seulement pour la distribution mais aussi pour l’approvisionnement jusqu’aux matières premières est de plus en plus une question existentielle pour beaucoup d’entreprises.

Se comprendre, mais si l’on ne se comprend pas

Pour pouvoir mettre en œuvre des modèles de processus collaboratifs au niveau mondial, l’utilisation de standards est indispensable. Les produits, les unités logistiques et les sites seront ainsi repérés et identifiés sans confusion possible. Le numéro sous forme de code-barres peut être lu par n’importe quel scanner. Le système de numérisation standard constitue le fondement d’un contrôle de flux de marchandises efficient et économique du fabricant à Taïwan jusqu’au consommateur final à Viège. Les standards servent aussi dans le monde de l’échange électronique de données à l’aide de l’EDI (Electronic Data Interchange), du transfert de commandes, à l’avertissement sur les livraisons, jusqu’à la facture électronique, etc. 

Les standards constituent les éléments de base de la collaboration entre le commerce et l’industrie le long de la chaîne de création de valeur, sans œillères nationales et spécifiques aux secteurs.