L’open space ou un environnement de travail ?

Il y a trente ou quarante ans, l’open space prenait ses quartiers dans nos bureaux. Chacun son mètre carré.

Il fallait rentabiliser l’espace, une table, une chaise, une table, une chaise.

Aujourd’hui, cette vision du lieu de travail paraît dépassée pour un grand nombre d’employeurs. Beaucoup ont maintenant compris que miser sur l’utilisation d’espace, avec des locaux diversifiés, permet aux collaborateurs d’être plus efficaces.

Il n’y a pas de modèle type, disent les experts de l’environnement de travail.

Il s’agit justement de créer le lieu idéal au cas par cas. «Il faut prendre en considération les avis des collaborateurs», explique un consultant. «Et pas se contenter seulement de celui de la direction».

«Google l’a bien compris, un employé satisfait travaillera mieux, même s’il a pris un peu de temps pour aller jouer au billard»

La guerre d’attirer les talents

Rendre les locaux d’une entreprise attrayants ne signifie pas devoir tout changer. Un réaménagement peut parfois suffire. De plus, 300 employés ne revient pas à dire qu’il faut 300 bureaux.

«On considère que 50% du travail s’effectue individuellement, 50% en collaboration. Nous ne sommes pas toujours au même endroit, avec les mêmes personnes. Avoir sa place fixe n’est plus pertinent». Et à chaque entreprise son budget.

Chez Google, par exemple, les architectes d’intérieur peuvent rivaliser de créativité. Les cafétérias sont remplacées par des jungles, des toboggans permettent de descendre d’un étage.

Dans ses locaux zurichois, l’entreprise américaine a fait installer des télécabines avec des décors de montagnes. Google est souvent dans le top 10 des entreprises préférées des étudiants, qui se verraient bien y travailler.

Flexibilité rime avec créativité, motivation et innovation

Les étudiants, justement. La génération Y, et bientôt les millennials, ne recherchent plus un travail avec carte de parking, mais bien une ambiance. «Pointer, travailler et rentrer ne fait pas rêver ces travailleurs.

Au contraire, ils veulent de la flexibilité, et avoir une vie à côté». Une flexibilité qui va dans les deux sens. «Avec la technologie, on peut travailler n’importe où. Un cadre pourra partir plus vite un jour, et terminer un rapport depuis chez lui».

Cette flexibilité assure d’attirer les talents… Mais aussi de les fidéliser. «Et il est nécessaire de favoriser un vrai travail d’équipe, un melting-pot des générations et des secteurs».

Fliquer les heures d’arrivée et de départ, ou compter les minutes passées à la machine à café ne doit plus être le réflexe des patrons. «Ce sont souvent lors de discussions informelles que les meilleures idées naissent!», assure un consultant.

Laisser une plus grande liberté aux collaborateurs leur permet de s’investir par choix et non pas par obligation. «Ils aiment ce qu’ils font, et sont plus polyvalents».

Mais pour créer un environnement de travail qui garantit une plus grande productivité et une meilleure efficacité, installer un billard ne suffit pas, ou au contraire est parfois superflu.

Il existe des professionnels qui savent comment réarranger les espaces pour arriver à des résultats. Le modèle idéal doit être construit sur mesure pour chaque entreprise, et pour y parvenir, toutes les idées venant des collaborateurs sont bonnes à prendre pour les experts, qui créent en fonction des besoins.

L’un d’eux conclut d’ailleurs :«Le travail, c’est quelque chose que je fais, pas un lieu où je vais». Il n’y a plus qu’à!