Le numérique peut-il bouleverser le domaine de la santé?

C’est déjà le cas! Le numérique est déjà présent dans la santé.

D’une part, le groupe Medbase, filiale de Migros, a déjà ouvert 47 centres médicaux dans tout le pays.

Il s’agit en d’autres termes d’un vendeur de yoghourt qui fait de la santé.

D’autre part, les primes d’assurances prennent l’ascenseur. La population suisse ne peut plus le supporter. C’est donc la technologie qui nous sauvera.

Comment réformer le système de santé?

Je propose un système performant, productif et qui diminue les coûts. A l’avenir, l’intelligence artificielle, le big data et les algorithmes réduiront fortement les besoins en personnel.

Je ne propose pas de remplacer les médecins et les infirmières. Mais uniquement les personnes qui sont derrière, comme les radiologues dont les compétences seront supplantées par les avancées de l’analyse numérique.

Les médecins seront au contraire plus disponibles pour leurs patients quand la part administrative de leur métier sera numérisée. 

Comment accompagner cette révolution?

Il faut miser sur la formation. Ce n’est que cette année que la formation de data scientist a été proposée à l’EPFL.

Cela existe depuis dix ans aux Etats-Unis, il faut se dépêcher. On peut reconvertir rapidement des jeunes informaticiens ou statisticiens pour faire face à ces nouveaux défis.