Avec la Fondation et cette Alliance mondiale vous avez la volonté d’identifier 1000 start-up et de les présenter aux gouvernements. Quelle est la vision de cette action mondiale?
Cette initiative s’inscrit dans ma vision selon laquelle les technologies propres peuvent accomplir l’impossible et offrent des solutions concrètes pour surmonter nombre de défis auxquels la société mondiale est aujourd’hui confrontée et atteindre les objectifs du Programme d’action en faveur du climat.

Toutes ces découvertes ou ces technologies sont aujourd’hui poussées par le monde de la recherche ou par des investisseurs, mais ce n’est pas toujours suffisant. Pour imager mes propos, je dirais que nous devons aujourd’hui tirer ces solutions.

Cela signifie que les gouvernements peuvent être plus ambitieux dans leurs législations et réglementations afin que le grand public soit davantage incité à se tourner vers ces solutions.

L’énergie solaire est un placement qui peut être très rentable, beaucoup plus que de laisser des économies dormir sur un compte courant.

Avez-vous un bon exemple d’entreprise à laquelle vous pouvez offrir une nouvelle visibilité?
Oui. Cette start-up que nous soutenons et qui a trouvé une solution innovante pour insérer des micro- morceaux de verre dans des pneus. Ainsi, la consommation de carburant baisse de manière significative.

Les consommateurs auraient un avantage économique important en investissant dans ces pneus. C’est très rentable! Chaque mois, leur facture de mobilité se réduirait et, à l’échelle de la planète, les économies d’énergies fossiles seraient très profitables.

C’est un bon exemple de ce que sont ces bonnes solutions: rentables, apporteuses de croissance ou d’emploi et surtout soutenables pour l’avenir de notre planète.

La force de l’innovation passe donc par la réglementation selon vous?
Oui, la croissance verte se fera lorsque tout le cadre juridique sera pensé et adapté pour elle. Avant de prendre des mesures, les gouvernements doivent toutefois être sûrs qu’il existe un moyen, une méthode ou une solution pour atteindre leurs ambitions.

C’est ce que nous leur démontrons en leur montrant les 1000 start-up que nous avons sélectionnées. S’engager dans les technologies propres est avant tout «logique» et non «éco-logique».

En effet, même si le monde ne connaissait aujourd’hui aucun changement climatique, les technologies à haut rendement énergétique auraient tout autant leur place puisqu’elles permettent de créer des emplois et de stimuler la croissance économique, tout en réduisant les émissions de CO2 et en protégeant les ressources naturelles.

Vous ne parlez pas d’efforts ou de petits gestes?
Non, je crois particulièrement dans les grandes solutions. Un autre exemple. L’énergie solaire est un placement qui peut être très rentable, beaucoup plus que de laisser des économies dormir sur un compte courant.

Il existe des start-up, notamment une dans laquelle j’ai investi à Genève, qui permettent de placer ainsi notre argent sous forme d’obligations qui ramènent environ 5% d’intérêt. Lorsque nous parlons de durabilité, nous pouvons donc désormais parler en termes d’innovation, de croissance et d’opportunités.