Révolution numérique

Loin de constituer une vague utopie, la révolution numérique est déjà une réalité quotidienne.

Qu’il s’agisse de la robotisation ou du big data, des changements en profondeur des modèles d’affaires et de consommation sont à l’œuvre, quels que soient les secteurs d’activité, dans les multinationales et dans les PME, colonne vertébrale de notre économie.

La Suisse n’a pas manqué le virage digital. L’innovation est au cœur des discours et de l’action politiques, et le pays truste depuis longtemps les podiums des classements internationaux en la matière.

Fourmillement de start-up, système de formation performant et marché du travail efficace sont autant de facteurs qui expliquent cette excellence.

Préserver la compétitivité de l’économie et l’accompagner dans son processus de digitalisation, tel est le défi. Pour le monde politique, l’enjeu est de trouver le juste milieu entre régulation et promotion.

S’il est primordial que la numérisation se déroule dans un cadre légalement fixé, l’Etat doit aussi se montrer souple et évolutif afin de répondre de manière adaptée au rythme des innovations technologiques.

Son rôle est de fixer des conditions-cadres favorables au virage digital des entreprises, sans chercher à freiner un processus inévitable.

Économie 4.0

Dans l’«économie 4.0», la Suisse devra compter sur son expertise en matière de créativité et de travail à forte valeur ajoutée. Là encore, la formation et l’innovation demeurent les enjeux cruciaux d’une transition réussie.

Plus que jamais, l’Etat doit encourager les liens entre le monde académique et le secteur privé et faire de la digitalisation un thème transversal, intégré à tous les niveaux de l’éducation et de la formation continue. La clé du succès réside dans notre capacité à anticiper les évolutions numériques et à les accompagner au mieux.