S’orienter et localiser le lieu où construire un abri, en pleine nature, faire du feu à l’aide de matériel rudimentaire pour «créer une solidarité au sein d’un groupe», sauter à l’élastique «pour oser se lancer» ou encore descendre une rivière en rafting «pour être tous dans le même bateau». Ce sont quelques-unes des activités dites de team building. Un concept né dans les années 1980, dont l’objectif principal est de resserrer les liens d’une équipe, afin de développer les capacités à travailler ensemble.

Le plaisir à collaborer ensemble

Mobiliser les compétences «Le team building est une approche pédagogique qui mobilise les compétences relationnelles de tous les participants», explique Christian Crettaz, directeur de Teamway SA à Genève. C’est une immersion dans des situations inhabituelles qui permettent de développer des fonctionnements similaires à ceux rencontrés en entreprise. «Cette méthode ne vise pas uniquement les équipes en difficulté, mais s’adresse aussi aux équipes qui intègrent de nouveaux membres, désirent réaliser un projet spécifique, ou qui ambitionnent de conjuguer plaisir et performance», précise-t-il. Les tâches quotidiennes se réalisent plus facilement si l’on a du plaisir à collaborer ensemble. Les qualités relationnelles que les participants devront utiliser sont les mêmes que celles qu’ils développent au sein de l’entreprise, tels que l’échange, l’entraide, la complicité ou la contribution au succès.

Définir des objectifs

Trop souvent, le team building est considéré comme une activité récréative par les entreprises, à l’image d’une descente en luge ou d’une dégustation de vin. Pour être vraiment efficace, cette méthode doit poursuivre des objectifs identifiables et réalisables avec des ressources pour les atteindre. Une femme enceinte, par exemple, ne pourra pas forcément prendre part à n’importe quelle activité. «Faire de la peinture, construire un igloo ou réaliser des puzzles. Au final, l’outil n’a que peu d’importance. Il s’agit surtout de savoir quels compétences et comportements sont mobilisés au sein d’une équipe pour atteindre un objectif défini à l’avance», développe Christian Crettaz. Et pour réussir sur la durée, le team building doit être encadré par des personnes formées, comme des psychologues du travail ou des formateurs d’adultes. Il s’agit d’identifier les problèmes durant l’activité, pour ensuite faire un retour sur expérience avec l’équipe. Selon les cas, plusieurs séances de team building, voire même un suivi directement au sein de l’entreprise peuvent être envisagés. Prix attractif «Aujourd’hui, cette démarche n’est plus seulement adoptée par les grandes multinationales. Les PME, start-up et services du domaine public ont aussi décelé les potentiels que peuvent offrir des sessions de team building », note Christian Crettaz. Enfin, côté budget, le team building n’est pas forcément plus cher qu’une activité récréative. On peut trouver une activité constructive pour une centaine de francs par participant