La position de la Suisse dans l’industrie très compétitive du MICE doit être appréciée à l’échelle du globe plus qu’à l’échelle de l’Europe. A l’aune du monde, notre pays occupait le 16e rang en 2014 pour le nombre de meetings hébergés, selon l’International Congress and Convention Association (ICCA).

Nous offrons une vaste gamme de possibilitéssur un espace réduit

Comment expliquer ce bon résultat? Nous avons la chance de vivre dans un pays à l’air pur, aux infrastructures et à la réputation excellente. Nous avons quelques marques connues, à l’image de la Lake Geneva Region, qui regroupe le plateau, de Genève à Fribourg. Cette marque repose sur un ensemble de «produits», qui vont de l’ONU à l’EPFL, en passant par le Salon international de l’automobile.

Notre accessibilité est bonne, quel que soit le moyen de transport choisi. Nous offrons une vaste gamme de possibilités sur un espace réduit: lacs, montagnes ou villes et donc sports, musées, concerts ou découvertes nature. Tout cela, nous le savons.

Le plus important à mes yeux est notre capacité à regarder en avant et nous inscrire dans les tendances du moment. Nourriture zéro kilomètre, professionnalisation des métiers de l’accueil dans le respect d’une authenticité et d’une spécificité tant culturelle qu’humaine, ou encore intégration horizontale des services (venues, catering, événementiel, transports…) sont autant de tendances qu’il est important de prendre en compte.

Et le franc suisse, me direz-vous? Je suis de ceux qui pensent que la question n’est pas «combien coûte une prestation?», mais «quelle valeur est-ce que je reçois pour mon argent?». En d’autres termes, nous sommes chers, oui, alors soyons excellents! Plus encore que nos lacs et nos montagnes, c’est nous par notre attitude qui continuerons à faire le succès de la Suisse.