La numérisation fait objet d’admiration, de réjouissance, mais également de crainte. Le fait est qu’elle modifiera considérablement notre comportement, le marché du travail, la société... bref, elle nous changera la vie.

Des personnes critiques affirment que la Suisse a négligé la numérisation jusqu’à présent. Si l’on compare la Suisse à Silicon Valley, Berlin, Israël ou la Chine, c’est vrai que nous sommes en retard. Nous avons toutefois un bagage solide. Notre système d’éducation, nos universités et nos deux EPF obtiennent les meilleures notes au palmarès mondial. Ajoutons à cela l’innovation: en 2016, la Suisse était une fois de plus tout en haut du classement du «Global Innovation Index», recevant ainsi pour la sixième fois d’affilée le titre d’économie nationale la plus innovante au monde.

Aussi notre qualité de vie, la sécurité et notre neutralité sont d’autres marques de qualité de notre pays. A côté des risques, la numérisation offre surtout des opportunités. Au cours des trois dernières révolutions industrielles, la Suisse a réussi à promouvoir la création d’entreprises et à prendre une place de nation leader offrant de nouvelles technologies au niveau mondial. Et c’est précisément cela qui sera notre objectif pour cette quatrième révolution industrielle.

Nous créons de nouvelles entreprises au succès mondial, nous aidons nos start-up, nos PME et nos grandes entreprises dans la numérisation. Nous posons les fondements pour de nouveaux profils professionnels et de nouveaux emplois et amenons en Suisse des idées entrepreneuriales de succès du monde entier, ce qui nous permet d’avoir, même dans l’ère du numérique, une économie et une société solides. Soyons courageux!