Pourquoi faire héberger ses données professionnelles par des tiers?

En faisant appel à un centre de données, les risques de vols, incendies et problèmes techniques sont nettement diminués, comparé à un stockage dans ses propres bureaux. Dans ces centres, tout est pensé pour la sécurité et la conservation de la data. Et malgré cette délocalisation, les documents sont instantanément consultables puisqu’il y a du très haut débit.

Où la Suisse se situe-t-elle dans ce marché?

Elle est très bien placée. Je pense au rapport du Data Center Risk Index, réalisé par un cabinet indépendant américain, dans lequel la Suisse gravit chaque année les échelons pour se hisser aujourd’hui au troisième rang des pays les plus sûrs pour héberger ses données. Et ce, selon plusieurs critères: le coût et la sécurité énergétique, la bande passante, la stabilité politique, le faible risque de catastrophes naturelles et des aspects économiques, comme la facilité à faire des affaires.

Concrètement, quels sont les avantages à stocker ses données ici?

Ils sont nombreux. Sur le plan légal, d’abord: nous sommes l’un des seuls pays qui possède une loi pour protéger les entreprises. Et les données sensibles doivent être particulièrement protégées, selon la loi fédérale sur la protection des données.

Ensuite, quand on parle de sécurité de la data, on parle aussi de confiance et de discrétion. Cela fait partie d’une culture spécifiquement helvétique, celle de la confidentialité, héritée du milieu bancaire.

Nous sommes aussi dans un pays neutre et stable, siège des grandes organisations internationales: il n’y a pas de risque de Brexit, avec les changements qui en découleraient.

Finalement, nous sommes l’un des Etats à la pointe en matière de technologies de l’information et d’innovation. Avec les EPF, nous avons les meilleures compétences pour protéger ces données.