Votre forum économique grandit à vue d’œil, c’était l’objectif de départ?

Il y a dix ans, nous avons créé ce forum dans le Nord vaudois. Nous avons tout de suite constaté qu’une majorité de ses participantes et participants provenaient d’ailleurs en Suisse romande. Cette année, nous avons sauté le pas et sommes devenus résolument romands avec, entre autres, une diffusion en direct dans le cinéma Pathé Balexert à Genève qui réunira quelque 360 femmes et hommes leaders économiques.

Quelles sont les particularités de cette édition?

Elles sont nombreuses. Le public, essentiellement composé de femmes et hommes entrepreneurs romands, participera de manière très concrète. Le but est aussi de les mettre au travail sur des expériences passionnantes en relation avec les thèmes abordés par nos intervenantes et intervenants. En outre, nous avons repensé l’ensemble de notre manifestation dans le dessein d’y faire venir davantage de femmes.

Y a-t-il un savoir-faire particulier que vous désirez transmettre?

Chaque année, nous choisissons une thématique forte et les expertes et experts du domaine viennent transmettre leurs connaissances de manière didactique. L’entrepreneuriat et l’innovation seront sur le devant de la scène lors de cette édition. Les participantes et participants renforceront donc le visionnaire qui est en eux et ils développeront leur savoir-faire spécifique à la réalisation d’idées nouvelles.
Un événement de cette ampleur pourrait sentir la responsabilité de montrer l’exemple.

Est-ce l’impression que vous avez?

Nous essayerons de donner plus de place à l’entrepreneuriat social et le développement durable au cœur des thématiques abordées. Bien sûr, nous sommes neutres politiquement, mais nous voulons contribuer à l’application de bonnes pratiques dans l’économie romande. Cela passe également par un travail sur la culture helvétique. Un exemple: il me tient à cœur que nous réalisions que l’échec devrait être dédramatisé, voire valorisé. C’est l’un des principaux obstacles à un meilleur développement de notre économie.

En tant qu’observateur de l’économie romande depuis dix ans, comment diriez-vous qu’elle se porte?

Notre économie est en grande forme grâce à la cohésion économique que nous connaissons. Des événements comme le nôtre ne font qu’améliorer encore cette entente.

Qu’avez-vous mis en place pour laisser une plus grande place aux femmes dans votre Forum économique?

D’emblée, nous ne voulions pas instaurer de quota. Par contre, nous avons cherché à mettre en valeur le maximum de femmes dans notre panel d’intervenants et au sein même de notre équipe. Ensuite, il faut bien être conscient que la plupart des participantes et participants sont invités par leur entreprise. C'est donc à ces femmes et hommes responsables d’entreprises qu’il faut sensibiliser à notre envie de féminiser notre événement. Ainsi, les participantes, qui sont un peu plus de 180 cette année, ne se retrouveront jamais seules entourées d’hommes et pourront participer de manière absolument authentique. Enfin, un événement spécial est organisé peu avant le forum afin que les femmes puissent réseauter entre elles et être plus à l’aise le jour J.

Pourquoi l’entrepreneuriat a-t-il été choisi comme thème?

Nos PME sont pour beaucoup dans la reconnaissance de la Suisse romande comme une zone dynamique économiquement. Nous devons donc capitaliser sur cette énergie positive et cette attitude entreprenante qui fait notre force. Nous avions également quelques modèles forts et inspirants que nous avions envie de mettre en avant.

Enfin, concrètement, comment se déroule l’événement?

Il se tient une fois par an, le 3 septembre cette année, sur une journée complète avec une série d’interventions pertinentes selon le thème. L’événement comprend également un espace de dialogue avec les partenaires, un déjeuner raffiné et servi à table, ainsi que des moments dédiés au réseautage et à la rencontre avec les intervenants. Chaque année, le programme propose au moins une tête d’affiche de renom. Cette année, nous sommes fiers d’accueillir, entre autres, Gilles Marchand (Directeur de la RTS), Patrick Delarive (Président du Groupe Delarive), Pascal Meyer (Loutre en chef de www.qoqa.ch), Lorenzo Stoll (Directeur général de Swiss pour la Suisse romande), Cristina Gaggini (Directrice romande d’economiesuisse).