A l’heure du tout digital, où son voisin se fait taximan amateur ou loue son meublé à des touristes, quoi de plus banal que de financer son entreprise via une plate-forme?

L’offre étant pléthorique et les modes de financement légion, il devient apparemment de plus en plus facile de trouver de l’argent auprès du premier site web venu.

Quoi de plus banal que de
financer son entreprise via
une plate-forme?

La médaille a cependant son revers: l’explosion du nombre d’acteurs purement digitaux a pour effet de diluer la qualité de l’offre et de banaliser la démarche de recherche de fonds.

Court-circuitant les banques et les organismes de soutien institutionnels, de nouvelles sociétés apparaissent et promettent de la dette, contractée en quelques clics.

C’est une petite révolution qui se profile sur un marché dont les acteurs traditionnels semblent ne plus savoir à quel saint se vouer. Faut-il revenir à la rencontre physique, au montage de dossiers épais et coûteux pour réellement «sentir» ce que le client et son entreprise ont dans le ventre?

Faut-il au contraire abdiquer et laisser la machine seule juge du futur économique de son client assoiffé de liquidités?

La réponse se situe probablement à mi-chemin, là où le conseil et l’expertise de professionnels trouvent dans les algorithmes péremptoires de la fintech un allié précieux plutôt qu’un nouvel HAL 9'000 aux intentions hostiles.