Quelles sont les qualités généralement attendues des produits suisses, par le marché international? 

Une très haute qualité, au-dessus de la moyenne, une fiabilité du produit et des services. Par conséquent, ces produits s’orientent vers une clientèle qui est prête à payer un prix plus élevé pour des produits suisses répondant à ces fameux critères de valeur confirmés par un label attestant de la véritable conception helvétique d’un produit ou d’un service. 

Le «fait en Suisse» évoque-t-il systématiquement des produits haut de gamme?

En principe oui, les coûts de production en Suisse, notamment les salaires, sont trop élevés pour se permettre d’exporter des produits de masse non compétitifs. La force de la Suisse est son précieux savoir-faire, la transformation et l’exportation des spécialités et des produits sophistiqués. Il y a d’ailleurs dans notre pays beaucoup de produits uniques sans concurrence.

En quoi la défense et la protection de notre label sont-ils un enjeu économique important? 

Lorsqu’un produit suisse plus cher porte le label suisse, il porte la responsabilité collective du savoir-faire de notre pays en Suisse et à l’étranger. Il devient indentifiable par la clientèle et il est déterminant qu’il soit crédible. La loi sur le Swissness discutée au Parlement est très importante car il ne faut, à mon avis, pas admettre de faux produits suisses.

Selon vous, comment la Suisse doit-elle procéder pour continuer d’incarner la qualité dans le monde entier? 

La Suisse doit défendre les principes de l’économie de marché. Notre compétitivité dépendra de notre capacité à innover, à créer des produits uniques brevetés. Il nous faut des conditions cadres qui permettent de limiter les excès de la bureaucratie, qui favorisent une formation professionnelle de haut niveau. La Suisse doit aussi rester attractive pour que les personnes compétentes du monde entier aient le goût d’entreprendre et de s’installer dans notre pays. Cela signifie aussi être performant en mobilité, en qualité de vie, avec une politique fiscale juste et non confiscatoire.