Les exportations stagnent. Les marges ont fondu. Mais, globalement, notre industrie d’exportation a plutôt bien résisté au double défi du franc fort et du fléchissement des commandes. Avec, toutefois, des différences considérables d’un secteur d’activité à l’autre. Si l’horlogerie, axée sur la zone dollar, tire bien son épingle du jeu, l’industrie des machines et celle du papier sont, en revanche, confrontées à des baisses de prix et de volume importantes. Le pire ne s’est toutefois heureusement pas produit, comme en témoigne le taux de chômage relativement bas. 

L’intervention ferme et ininterrompue de la Banque nationale suisse a été et demeure déterminante. Mais cela n’aurait pas suffi, si parallèlement, les entreprises et leurs employés n’avaient pas immédiatement retroussé leurs manches. Ces derniers ont en effet fourni des efforts considérables, notamment en termes d’optimisation des structures et d’augmentation de la productivité. Les investissements en matière d’innovation et la recherche de nouveaux débouchés commerciaux porteront, eux aussi, leurs fruits ces prochaines années. 

Que l’économie mondiale retrouve ou non des couleurs dès mi-2013, notre compétitivité dépendra tout autant du maintien de conditions cadres optimales. Gageons que les nombreux défis auxquels la Suisse est confrontée trouvent une issue favorable et acceptable: revitalisation de la voie bilatérale avec l’UE, développement des infrastructures dans les régions à forte croissance, mise en place d’une politique énergétique réaliste ou encore, maintien de la flexibilité du marché du travail et de l’accès à la main-d’œuvre qualifiée, entre autres. Sans oublier la conclusion d’accords de libre-échange avec certains pays émergents; à ce titre, rappelons que la Suisse devrait être le premier pays au monde à disposer d’un accord avec la Chine. Un avantage de taille pour les exportateurs suisses.