La rigueur dans la ponctualité des paiements est, en effet, un facteur de croissance économique. Un tiers des entreprises suisses consacrent trop de temps à la gestion des factures impayées, qui pèsent souvent lourd à l’heure du bilan comptable. Pire, certaines sociétés se retrouvent souvent en manque de liquidités à l’heure d’investissements nécessaires.

Les origines des créances impayées

Dans certains cas extrêmes, les difficultés d’encaissement conduisent les patrons à licencier du personnel. Les créances impayées ont des origines diverses: difficultés financières des clients, eux-mêmes confrontés à des mauvais payeurs. Mais, trop souvent, les retards de paiement traduisent une volonté délibérée de la part des débiteurs. Et pourtant, en Suisse, les particuliers bénéficient d’un délai de paiement moyen de 26 jours, contre 20 dans l’Union européenne. Ce qui ne les empêche pas de payer en moyenne à 32 jours. Afin de lutter contre cette spirale négative, des mesures éprouvées sont applicables.

Une bonne connaissance des clients

Les entreprises ne doivent pas hésiter à établir des directives de crédit contraignantes. Une meilleure connaissance des clients est souhaitable, avec un système d’encaissement mieux ciblé. Un système de rappel rapide, avec intérêts de retard, est également recommandé. Avec un conseil à la clé: n’attendez jamais avant de lancer une procédure de recouvrement.

 

 

INFO

Les raisons: 82% des entreprises suisses interrogées signalent
que les difficultés financières des consommateurs constituent une raison majeure des paiements tardifs. La deuxième cause la plus fréquente est le paiement  intentionnellement tardif de factures par les débiteurs (70%).