Financement

Lorsque les exportations et les importations progressent dans les entreprises, les besoins de couverture et de financement augmentent eux aussi. Car le commerce international est régi par des conditions-cadre juridiques, politiques et économiques différentes, et en outre, les usages, cultures et mentalités sont souvent inhabituels. Les établissements à vocation exportatrice ont besoin dans leur activité quotidienne de services de financements commerciaux et des exportations, que ce soit pour garantir leurs paiements et leurs prestations ou pour financer leurs opérations. 

Garantir les paiements 

Garantie bancaire. La banque s’engage ici à payer au bénéficiaire un montant déterminé en cas de défaut de prestation ou de paiement. En fonction de sa nature, la garantie peut couvrir les droits de l’acheteur ou de l’exportateur. Si une entreprise effectue ses livraisons contre factures à recouvrer, une garantie offre la sécurité maximale. Les garanties sont envisageables pour les transactions en Europe. 

Lettre de crédit stand-by. Cet instrument est surtout prisé aux Etats-Unis, car les banques américaines ne proposent pas de garanties. Comme pour une garantie bancaire, il permet de couvrir les paiements et les prestations. 

Encaissement documentaire. Il s’agit là d’un instrument de couverture et de paiement. La banque encaisse le montant dû auprès de l’acheteur contre remise des documents correspondant aux marchandises. Contrairement à l’accréditif, les banques qui pratiquent cette formule n’assument aucune obligation de paiement ferme mais agissent uniquement à titre fiduciaire. 

Accréditif. Cet instrument courant sert surtout à garantir un paiement. La banque à l’étranger confirme qu’elle paiera un montant déterminé à l’exportateur sur présentation dans les délais des documents conformes à l’accréditif, et uniquement à cette condition. Un seul mot déformé peut retarder le paiement. De plus, les accréditifs permettent par exemple d’échelonner ou de différer un paiement, ce qui autorise les financements à court terme. Ils offrent plus de sécurité qu’un encaissement documentaire, mais sont aussi plus coûteux. 

Financer les exportations 

Crédit fournisseur. Le fournisseur, c’est-à-dire l’exportateur, règle le financement avec son client à l’étranger. L’exportateur vend la créance issue du contrat de livraison à sa banque. En cas de défaillance, la banque peut faire appel à l’Assurance suisse contre les risques à l’exportation (SERV). Le crédit fournisseur est facile à mettre en oeuvre et est aussi adapté aux petites transactions. 

Crédit acheteur. La banque conclut un contrat de crédit directement avec l’acheteur des marchandises. Elle verse la somme du crédit à l’exportateur et acquitte ainsi le prix d’achat. En cas de défaillance de l’acheteur, la banque peut faire appel à l’Assurance suisse contre les risques à l’exportation. Le crédit acheteur convient aussi aux gros projets à échéance longue. 

Crédits-cadre. Certaines banques suisses ont conclu des accords de crédits-cadre avec des banques dans de nombreux pays. Ceux-ci permettent à l’exportateur de financer des transactions isolées dans des pays émergents à des conditions uniformes. En l’absence de crédit-cadre, la banque devrait négocier laborieusement les conditions pour chaque contrat de crédit.