Oser se lancer

Avec la démocratisation du web, le partage d’information est devenu très facile. En quelques heures, chacun peut créer un site internet, trouver une audience sur les réseaux sociaux et proposer un nouveau service. A tel point qu’il apparaît presque comme une formalité de se mettre à son compte, comme indépendant.

D’autant plus que cette position est très valorisée dans notre société actuelle, où les heures de galère ne sont que rarement mentionnées dans les «success stories». Car ces éléments facilitants ne gomment tout de même pas la problématique financière qui empêche parfois les futurs entrepreneurs de quitter leur emploi et de miser sur la réussite de leur société.

Conserver son train de vie, continuer à payer ses factures (parfois pour une famille entière) sont autant de contraintes qui peuvent même complètement les bloquer et les pousser à ne rien faire.
 

Tendance en Suisse

Pour mettre toutes les chances de leurs côtés, les travailleurs sont de plus en plus à la recherche d’une voie médiane: combiner un poste fixe – à un pourcentage moins élevé – avec une activité indépendante. Ainsi, une rentrée d’argent régulière est garantie, tout en laissant du temps et de l’énergie pour développer un projet annexe.

Une tendance qui suit celle de l’augmentation des temps partiels en Suisse, selon l’Office fédéral de la statistique, avec 6% de hausse en 15 ans.
 

Un chiffre en progression

Même si tous les salariés à temps partiel ne deviennent pas entrepreneurs, les multi-actifs sont nombreux: 315 000 en 2009, un chiffre en progression, encore une fois selon l’OFS. A l’époque, plus de 19% d’entre eux avaient une activité secondaire de nature indépendante.

Ces travailleurs pluriels, aussi appelés slasheurs, sont en mesure d’amener une nouvelle dynamique au sein de l’entreprise avec d’autres expériences, acquises comme indépendants. Ils symbolisent surtout un changement de préoccupation: la stabilité est désormais moins importante que l’épanouissement professionnel.

A terme, les entreprises devront repenser le modèle traditionnel du plan de carrière tout tracé. Ceci afin de rester attractives pour les talents et de soigner la motivation et le bien-être de leurs employés. Tout cela pour être à cent pour cent en phase avec leur temps, même si celui-ci a tendance à devenir partiel.