Quels sont les premiers arguments de l’outsourcing?  

Pour que l’outsourcing ait un sens, les prestataires doivent réaliser les tâches mieux, moins cher et plus vite que si elles l’étaient en interne. Ces possibilités naissent naturellement de la spécialisation dans un secteur, de processus rodés, mais également des partenariats tissés dans le secteur.

Dans notre exemple, nous pouvons négocier de meilleurs tarifs avec les sites d’annonces, grâce à la masse que nous leur amenons.

Comment éviter les déceptions liées à l’outsourcing?

Le mieux est d’opter pour des sociétés qui ont un nom fort à défendre et qui ont une réputation d’excellence qu’elles ne peuvent pas se permettre d’abîmer. C’est l’assurance que le travail sera parfaitement réalisé sur le long terme.

L’outsourcing est-il vraiment toujours moins cher?

Cet argument est régulièrement mis en doute par les entreprises, car le directeur peut imaginer que la souplesse de son personnel lui permettra d’effectuer d‘autres tâches. C’est un calcul à très court terme.

C’est l’assurance que le travail sera parfaitement réalisé sur le long terme.

Dans le cas d’un recrutement, s’il y a une erreur ou que le processus tarde, le coût final sera beaucoup plus conséquent. Dans le cas d’un directeur financier qui recruterait son chef comptable, par exemple, le temps d’adaptation ou de formation d’un collaborateur qui n’est pas à sa place sera un gaspillage conséquent avec des coûts cachés importants.

Par conséquent, si le prix est correctement négocié, l’outsourcing est un investissement qui permettra, au final, une économie.

Les pays anglo-saxons sont à environ 75% d’outsourcing dans les RHS, c’est près de 50% pour la France ou les Etats-Unis. La Suisse est bien en dessous. Comment l’expliquez-vous?

D’abord nous ne sommes pas dans un pays avec une grande proportion d’emploi par intérim. Le pays est plutôt conservateur et il existe une fidélité forte entre l’employé et l’employeur.

Ce n’est pas une mauvaise chose, car l’outsourcing à outrance peut aussi abîmer la cohésion d’entreprise. Enfin, les sociétés sont en bonne santé et possèdent encore un peu de gras. Donc les directions n’ont pas toujours besoin de faire le calcul de la solution la plus avantageuse.